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Pompe disease

Comment diagnostique-t-on la maladie de Pompe?

La maladie de Pompe peut être plus facile à identifier chez le nourrisson, tout simplement parce que les signes et symptômes sont plus prononcés et que l’urgence de la situation est souvent manifeste. Dans de nombreux cas, une radiographie thoracique montrant un coeur très gros signale au médecin qu’il y a un problème grave qui doit faire l’objet d’examens complémentaires. D’autres signes ou symptômes observés par les médecins ou les parents (par exemple des difficultés à respirer ou un retard des capacités motrices) ainsi que des examens biologiques (taux élevé d’enzymes musculaires) peuvent déboucher sur une suspicion de maladie de Pompe.

Une incapacité à tenir sa tête peut être observée chez les nourrissons atteints de la forme infantile de la maladie.

Chez les patients plus âgés, l’établissement d’un diagnostic exact peut être beaucoup plus long et difficile. De nombreux symptômes de la maladie de Pompe ressemblent à ceux de maladies plus courantes et ils ne se présentent parfois pas en même temps. Il y a aussi le fait que de nombreux médecins n’ont jamais observé un patient atteint de la maladie de Pompe. C’est pour toutes ces raisons que les médecins envisagent d’exclure d’autres causes avant d’évoquer une maladie aussi rare que la maladie de Pompe. Il arrive parfois que les patients présentent des manifestations principalement respiratoires, qui font faussement évoquer une maladie pulmonaire. Dans d’autres cas, la faiblesse musculaire apparaît d’abord, sans signe respiratoire. Dans ces cas, la maladie de Pompe est souvent diagnostiquée à tort comme une myopathie de Duchenne, une polymyosite ou une myopathie inflammatoire[1, 2].

Les examens biologiques
Dès qu’un médecin observe un ensemble suspect de symptômes cliniques, l’une des premières étapes du diagnostic repose souvent sur la réalisation d’un examen de sang comportant la détermination des taux d’une enzyme musculaire connue sous le nom de créatine kinase (CK). Les muscles malades libèrent de plus grandes quantités de cette enzyme, mesurable dans le sang. Si le résultat de la prise de sang révèle la présence de taux élevés de CK — ce qui est fréquent chez les patients atteints de la maladie de Pompe[1] mais ne permet pas de poser un diagnostic définitif dans la mesure où ce résultat peut indiquer un vaste éventail de myopathies —, le médecin fait habituellement appel à une procédure diagnostique plus spécifique, comme une biopsie musculaire.

La méthode diagnostique la plus exacte et la plus fiable disponible aujourd’hui pour diagnostiquer la maladie de Pompe consiste en un dosage de l’activité enzymatique GAA spécifique. Ce dosage peut être effectué le plus simplement sur les globules blancs (leucocytes) par prise de sang, mais aussi à partir d’un échantillon tissulaire prélevé par biopsie musculaire ou biopsie cutanée (ce que les médecins appellent une culture de fibroblastes cutanés)[4].

Dans une biopsie musculaire, les médecins prélèvent par voie chirurgicale un petit échantillon de muscle afin d’analyser la quantité et l’activité de la GAA. La biopsie cutanée a le même objectif, mais elle utilise des cellules cutanées au lieu de cellules musculaires pour réaliser l’analyse. Le prélèvement de tissu cutané n’est de ce fait pas aussi profond ou invasif. Ces examens vont habituellement révéler une diminution ou une absence d’activité de la GAA, qui confirme le diagnostic de maladie de Pompe. Dans certains cas de forme infantile, ces prélèvements montrent une absence quasi totale de l’enzyme dans l’organisme, ainsi qu’une augmentation anormale de la teneur des muscles en glycogène[5].

References
1
. Hirschhorn, Rochelle and Arnold J. J. Reuser. Glycogen Storage Disease Type II: Acid Alpha-glucosidase (Acid Maltase) Deficiency. In: Scriver C, Beaudet A, Sly W, Valle D, eds. The Metabolic and Molecular Bases of Inherited Disease. 8th Edition. New York: McGraw-Hill, 2001. 3389-3420.

2. King, Frank J. Acid Maltase Deficiency Myopathy. eMedicine Specialties http://www.emedicine.com/pmr/topic2.htm.

3. Hirschhorn, Rochelle and Arnold J. J. Reuser. Glycogen Storage Disease Type II: Acid Alpha-glucosidase (Acid Maltase) Deficiency. In: Scriver C, Beaudet A, Sly W, Valle D, eds. The Metabolic and Molecular Bases of Inherited Disease. 8th Edition. New York: McGraw-Hill, 2001. 3389-3420.

4. Hirschhorn, Rochelle and Arnold J. J. Reuser. Glycogen Storage Disease Type II: Acid Alpha-glucosidase (Acid Maltase) Deficiency. In: Scriver C, Beaudet A, Sly W, Valle D, eds. The Metabolic and Molecular Bases of Inherited Disease. 8th Edition. New York: McGraw-Hill, 2001. 3389-3420.

5. Hirschhorn, Rochelle and Arnold J. J. Reuser. Glycogen Storage Disease Type II: Acid Alpha-glucosidase (Acid Maltase) Deficiency. In: Scriver C, Beaudet A, Sly W, Valle D, eds. The Metabolic and Molecular Bases of Inherited Disease. 8th Edition. New York: McGraw-Hill, 2001. 3389-3420.

 
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